Je m’appelle Doriane Lorimier. Ma pratique artistique s’est construite entre deux axes qui ont longtemps cohabité : comprendre l’art et le pratiquer. Je me suis formée à travers des cours d’arts plastiques dès l’enfance, puis un bachelier en histoire de l’art, développant à la fois une approche théorique et une pratique personnelle.
J’ai évolué entre ces deux dimensions — analyser et créer — sans jamais vouloir choisir entre les deux. C’est dans cet espace de tension qu’est née ma démarche.
La peinture a toujours fait partie de ma vie. Elle est, depuis toujours, une manière d’exprimer ce qui ne passe pas par les mots. Je peins sans esquisse préalable, sans intention définie. Je me laisse guider par le geste, par la matière, par l’énergie du moment. Les couleurs ne sont pas pensées, elles apparaissent. Le mouvement précède la réflexion. Chaque toile devient ainsi une trace, une manifestation directe d’un état intérieur.
Au fil du temps, cette pratique s’est ouverte à une dimension collective. Peindre à plusieurs mains est devenu essentiel dans mon travail. Dans ces contextes, les gestes se superposent, les intentions se croisent, les compositions évoluent de manière imprévisible. Il se crée une forme de dialogue non verbal, une circulation d’énergies qui transforme profondément l’œuvre.
Cette dimension collective est née très simplement. Un jour, une amie traversait une période difficile. Je lui ai apporté une toile, de la peinture. Nous avons peint sans objectif, pendant des heures. Ce moment est devenu une parenthèse. Une toile partagée, chargée de gestes, de couleurs, mais surtout d’un apaisement réel. C’est à partir de là que j’ai commencé à proposer ces moments à d’autres.
J’ai progressivement développé ATELIER.BRUXELLES, une pratique artistique collective pensée comme une extension directe de mon travail. Ces sessions sont des espaces d’expérimentation,
où l’on peint sans pression, sans jugement, sans recherche de performance. On y explore les mêmes principes que dans ma pratique personnelle : l’intuition, la spontanéité, le lâcher-prise, la transformation.
Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est ce qui se joue dans ces moments. Les premiers gestes, souvent hésitants. Les erreurs. Les superpositions inattendues. Les interactions entre les participants.
Ma démarche s’inscrit dans une volonté de décloisonner l’art. Je suis convaincue que l’art n’est pas réservé à une élite. Qu’il est un langage accessible, un outil d’expression, un moyen de se connecter à soi et aux autres. Créer, seul ou à plusieurs, permet de faire circuler les émotions, de stimuler la créativité, et de générer du lien. Je vous propose donc un espace où chacun peut s’exprimer librement, sans objectif, sans pression mais simplement parce que cela fait du bien.